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 aération au niveau du toit
 
 05/07/2007 22:35:57
phil12
13 posts


aération au niveau du toit

bonsoir à tous

je suis en train de lire le livre de la ruche écologique et je me pose une question sur l'aération de la ruche.

le but de la moustiquaire est de permettre aux abeilles de gérer l'aération en propolisant ou non certaines parties, puis en ouvrant et fermant des mailles.

mais en mettant le toit ,qui comporte une planche pleine et donc ferme la ruche, comment se passe l'aération ?

j'avoue me pas bien comprendre le système du "on met une moustiquaire pour laisser les abeilles faire à leur convenance et on met une planche (donc un  couvre cadre) pour fermer la ruche.

si quelqu'un veut bien m'expliquer ce serait sympa.

merci d'avance

philippe

 06/07/2007 09:20:30
CB
10 posts


Re: aération au niveau du toit
Bonjour,

Effectivement le toit semble hermétique, mais il ne l'est pas.

Le toit emboite le coussin avec un jeu latéral important.

Il repose certe sur le coussin mais la réalisation d'un appui et d'un caisson parfaitement étanche à l'air néccéssite d'autres précautions qui ne sont pas prise ici ( contrairement au nourisseur d'automne décrit par l'abbé ( apiculture pour tous - page 45 ).

L'objectif n'étant pas le courant d'air mais le renouvellement de l'air vicié, celui ci me semble atteint par cette conception.

Par contre je me pose la question suivante :
- les abeilles chauffent l'atmosphère donc l'air monte
- les abeilles produisent du CO2 plus lourd que l'air donc il descend
Quel est le flux dominant ?

CB
 06/07/2007 19:55:53
phil12
13 posts


Re: aération au niveau du toit

bonjour

donc vous pensez que le manque de précision dans la réalisation des ruches est suffisant pour permettre une bonne aération.De toute façon si cette ruche fonctionne comme ça, le mieux est de ne rien toucher.

par contre, pour le reste, c'est un peu scientifique pour moi

merci de cette réponse

philippe

 07/07/2007 11:47:21
ulitobandito
10 posts


Re: aération au niveau du toit
Bonjour,
le "problème" de l'areation du toir dans la description de l'abbé Warré m'as aussi occupé.
Actuellement j'ai 4 ruches Warré, 2 construites moi mème avec toit plat (très simple). Le toit recouvre le coussin remplit avec copeaux de bois et il dispose de 4 ouvertures protegées avec un moustiquaire metallique. Les autres 2 ruches sont acheté et sont construites selon les plans de l'abbé Warré avec toit châlet et planche qui recouvre tout le coussin.
L'aréation ne me semblait pas garantie (le jeux lateral est bien important mais le jeux entre le coussin et la planche est minimal).
Selon les indications de M. Giullaume (qui m'as envoyé une bonne documentation quand j'ai commandé le livre "L'apiculture écologique"), j'ai pratique une ouverture dans la planche de env. 20x20 cm que j'ai protegé aussi avec une moustiquaire métallique.
Actuellement, dans ces deux ruches j'ai un essaim sauvage et un essaim que j'ai pris d'une Dadant en Juin. Je suis en train de les nourrir en me servant du cadre du coussin pour faire place au nourisseur. Pour isoler le tout, j'ai remplit le coussin avec le nourrisseur avec des vieilles couvertures de laine. Après une semaine la première hausse est presque construite (le temp n'est pas terrible avec des temperatures la nuit de 5 à 8 °C).
Dans quelques jours je vais terminer le nourrissage et mettre le coussin avec les copeaux.
J'espère que cette isolation est suffisante en hiver.
L'année prochaine je veux peut'être essayer de mettre un toit châlet sans ouvrir le plancher.
 07/07/2007 23:14:54
Hervé Estival
25 posts
laruchefrancaise.canalblog.com


Re: aération au niveau du toit
Je pense que les questions de la fermeture, de l'isolation et de l'aération de la ruche sont primordiales pour un bon hivernage. Je cite Roger Delon:
"En hivernage et démarrage printanier notamment, toute la lutte et l'entraide des abeilles pour la vie, c'est l'instinct de survivre en économisant leur chaleur où le groupe abeiller obéit de nature au principe fondamental d'autorégulation climatique : le gaz léger, air réchauffé, monte pendand que le gaz lourd, vicié, carbonique tombe avec l'excès hygrométrique vaporeux redescendant en se condensant surtout vers l'entrée : il se forme des autocourants, intensifiés, plus ou moins, par le bruissement énergétique et ventilant des ailes, ascendants et descendants purifiant, gràce à l'échange d'air frais et de libre évacuation par le bas."
Je pense que pour réaliser ces conditions il faut :
1°) Un couvre cadre hermétique, suffisamment propolisé (dans la nature les abeilles n'ont pas d'aération dans le tronc de l'arbre.
2°) Une isolation importante immédiatement au dessus (coussin) pour éviter la dissipation inutile des calories (pour remplacer le bois de l'arbre), mais aussi pour éviter les phénomènes de condensation (paroie chaude/ paroie froide).
3°) Une aération suffisante (au niveau de l'entrée) permettant le renouvellement de l'air, les abeilles doivent pouvoir la régler elle même en propolisant ou pas.
4°) Laisser les abeilles attacher les rayons sur les paroies de la ruches contribue à ce que Roger Delon appelle l'api-climatstabilité.

A proscrire totalement : les couvres cadres perçé, les nourrisseurs (la lame d'air est isolante certe, mais elle doit être complètement cloisonnée, sinon il y a risque de condensation, les nourrisseurs retournés avec candi sur les têtes de cadre (le volume d'air sur le dessus des cadres est ingérable pour les abeilles, le candi sera utiliser pour rétablir l'équilibre thermique, ce n'est pas un service à rendre aux abeilles).
Cordialement
HE

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